16/04/2015 - Communiqué de presse

Plan pour le raffinage de Total en France : Total va moderniser Donges et transformer La Mède

Total a présenté aujourd’hui aux instances représentatives du personnel ses perspectives pour son outil de raffinage en France. Ce plan vise à donner les moyens à chaque site de Total en France de résister aux aléas des marchés pour être durablement profitable. A cette fin, Total se propose d’investir pour moderniser la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) et transformer celle de La Mède (Bouches-du-Rhône) et ainsi pérenniser les activités de ces sites industriels.

Sur les cinq raffineries de Total en France, les trois raffineries de Gonfreville (Haute-Normandie), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin (Rhône) ont démontré en 2013 et 2014 leur résistance face à un environnement économique dégradé et leur capacité à dégager des résultats positifs durables. Deux autres, Donges et La Mède, sont confrontées à de réelles difficultés et sont devenues structurellement déficitaires. Fort de ce constat, Total présente un programme d’investissement majeur afin d’améliorer la performance de ces deux sites et leur donner des perspectives d’avenir :

  • A La Mède, un investissement de 200 millions € pour transformer le site et notamment créer la première bio-raffinerie française, l’une des plus grandes d’Europe, pour répondre à la demande croissante en biocarburants, tout en arrêtant, fin 2016, le traitement de pétrole brut.
     
  • A Donges, un investissement de 400 millions € pour moderniser le site afin de lui assurer de nouveaux débouchés rentables grâce à des carburants moins soufrés et conformes aux évolutions des spécifications européennes.

« Face à la crise que connait le raffinage européen, il y a trois attitudes possibles. La première, la facilité, c’est de jeter l’éponge. La deuxième, l’immobilisme, c’est de ne rien faire et de disparaitre. La troisième, c’est d’innover et de se réinventer pour répondre aux évolutions de la demande. L’idée force de notre plan pour le raffinage de Total en France est de remettre nos activités industrielles, notre offre, en phase avec l’évolution des marchés. Le plan que nous présentons aujourd’hui apporte des solutions durables pour les raffineries de Donges et La Mède. Il vient redonner un futur à ces deux sites industriels et renforce ainsi les perspectives de l’outil de raffinage de Total en France », a commenté Patrick Pouyanné, directeur général de Total. « Comme nous l’avons fait pour le projet d’avenir de Carling en Lorraine, les maîtres-mots pour la mise en œuvre de ce plan sont : anticipation et concertation. Total conduira cette transformation industrielle sans aucun licenciement, ni mobilité géographique contrainte pour les salariés non-cadres. »

Une réponse aux évolutions de l’industrie et de son marché
 
Depuis 2008, la demande en produits pétroliers a diminué de 15% en Europe, réduisant les débouchés du raffinage européen. Cette tendance à la baisse est structurelle car elle résulte des efforts d’efficacité énergétique et de la moindre consommation des véhicules dans le cadre des engagements pris par l’Europe de réduire ses émissions de CO2.
 
A cette baisse continue du marché européen, s’ajoutent la révolution du pétrole et gaz de schiste américains qui favorisent le raffinage américain et la concurrence des raffineries d’Asie et du Moyen-Orient. Ces deux phénomènes privent les raffineries européennes d’une partie de leurs débouchés en Europe et à l’exportation et ont accentué la surcapacité dans le raffinage européen. 
 
Premier raffineur européen, Total poursuit donc l’évolution responsable de son outil industriel en France dans le prolongement de la reconversion de la Raffinerie des Flandres (2010), de la modernisation de la Plateforme de Normandie dans laquelle a été investi près d’un milliard d’euros (2012) et de la mise en œuvre du projet d’avenir de Carling (2015).
 
Avec la modernisation de sa raffinerie de Lindsey au Royaume-Uni annoncée en 2015, Total aura ainsi mené à bien à horizon 2017 l’adaptation de son outil industriel européen au marché et réduit ses capacités de raffinage-pétrochimie de 20% en Europe en 2017 comme le Groupe s’y était engagé en 2012.
 
Pour en savoir plus, accéder au communiqué de presse sur total.com