26/03/2015 - Actualités

Lacq, une reconversion industrielle réussie

A l’occasion de sa visite au Centre Scientifique et Technique Jean-Féger (CSTJF), dans le sud de la France, le directeur général de Total, Patrick Pouyanné, est revenu sur la mutation exemplaire du site gazier de Lacq.

L’exploitation commerciale du gisement gazier de Lacq, dans le sud de la France, s’est arrêtée définitivement le 15 octobre 2013. Le déclin du gisement, qui produisait quelques 33 millions de m3 de gaz et 5 000 tonnes de soufre par jour dans les années 1970, était inévitable, mais l’avenir du site a toujours été au cœur des préoccupations du Groupe.

Loin d’être laissé à l’abandon, le site est aujourd’hui, et pour les années à venir, un centre industriel dynamique et innovant pour l’ensemble de la région béarnaise. Le Groupe, via Total Développement Régional (TDR), facilite ainsi depuis plusieurs années l’implantation de centaines d’entreprises sur le bassin de Lacq-Orthez.

Total a notamment décidé de mettre fin à la commercialisation du gaz de Lacq en 2013, alors même qu’il restait encore environ 3 % des réserves à récupérer. Grâce au projet Lacq Cluster Chimie 2030 (LCC30), une nouvelle usine de traitement du gaz restant alimentera les industriels locaux (dont Arkema pour la chimie et Abengoa pour la biomasse) en énergie et en matière première souffrée (présente à hauteur de 15 % dans le gaz de Lacq), et cela pour encore 30 ans. De quoi maintenir le dynamisme du site et ses 8 000 emplois. Pour preuve de la réussite, Lacq est aujourd’hui le seul bassin industriel en France à avoir gardé le même niveau d’emploi depuis 30 ans.

Un avantage compétitif qui a permis la mise en place d’une filière carbone pour le Sud-Ouest suite à une réflexion lancée en 2009 entre l’entreprise japonaise Toray, un des plus grands producteurs de fibre de carbone au monde, et TDR. Une usine de production  de PolyAcryloNitrile (PAN), matière première pour la fabrication des fibres de carbone dont la demande mondiale augmente de 15 % par an, a ainsi vu le jour sur la plateforme de Lacq en 2014.

Sur le plan environnemental également, tout a été mis en place pour minimiser les nuisances. Les sites utilisés pendant l’exploitation du gaz seront tous remis en état, en particulier pour permettre le développement de nouvelles activités.